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Des fêtes de fin d’année sous haute surveillance

| Publié le 9 mars 2020 | Dernière mise à jour le 10 mars 2020
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La période des fêtes de fin d’année représente un pic de consommation pour les ménages, qui constitue donc un enjeu important, tant pour la sécurité économique et physique du consommateur que pour nombre de secteurs d’activité.

C’est pourquoi chaque année, la DGCCRF reconduit une opération de contrôles renforcés (durant un peu plus de 10 semaines) ciblant prioritairement les opérateurs de la distribution des produits et des services liés aux fêtes afin de donner confiance au consommateur dans l’acte d’achat.

En Bourgogne-Franche Comté, région qui compte de nombreuses mentions valorisantes particulièrement recherchées à cette période de l’année, les agents de la DGCCRF ont réalisé 443 visites auprès des professionnels :

  • des secteurs alimentaires (GMS, marchés, foires, restaurateurs, producteurs/ transformateurs, remise directe dont boulangeries/ pâtisseries-poissonneries, boutiques….),
  • du non-alimentaire (magasins/stands d’articles textiles, jouets, équipement de la personne et du foyer, décoration, fleuristes…),
  • des prestations de services (organisateurs de foires/ salons, hôtels, taxis, salons de coiffure/esthétique, cinémas…),
  • des foires et marchés, dont les marchés de Noël (« Marché des Plaisirs Gourmands » et marché du Creusot [71], « Marché de Noël de Montbéliard » [25], de la « Sainte Catherine » [70]…),
  • de l’internet (sites de vente à distance).

Au terme de ces contrôles, on dénombre un taux d’anomalies récurrent, de 30.2%, (34% en 2018/2019, 32.4% en 2017/2018) qui donnent lieu à des suites diversifiées allant du simple avertissement aux mesures répressives. Ainsi, près de 11% des suites se matérialisent par une procédure contentieuse..

S’agissant des non-conformités relevées, on peut citer des défauts d’affichage de prix, l’absence d’informations sur les allergènes, la composition et l’étiquetage des produits, des allégations trompeuses (faux « made in France », « fait maison »…) ainsi que des problèmes en matière de traçabilité et d’hygiène alimentaire.

Dans notre région productrice, il a pu être observé durant cette fin d’année que les ventes au déballage des sapins de Noël naturels étaient en baisse, au profit des ventes en GMS et jardineries de sapins artificiels.
Les fleuristes semblent également connaître des difficultés, concurrencés par les ventes de bouquets en GMS et par les sociétés de Wedding planners ou d’évènementiel.

Dernière observation : la demande de produits (alimentaires ou industriels) d’origine locale s’est renforcée pour les réveillons de fin d’année !

Compte tenu des taux d’anomalie qui persistent, cette enquête sera reconduite en 2020 selon des axes qui seront précisés dans l’année, afin de contrôler en réactivité les produits nouveaux ou susceptibles d’être dangereux pour le consommateur durant cette période où les actes d’achat sont nombreux.

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